• Le devenir des... Prologue

    Le devenir des... Prologue

     

    Clap… Clap… Clap. 

    Dans le couloir principal du bâtiment sous-terrain, les pas du psychologue, comportementaliste, médecin et bien d'autres titre encore résonnent. Il est d'une stature impressionnante malgré son grand âge. Ses traits sont d'une dureté effrayante, ses yeux sont fins et jettent des éclairs avant même de croiser le responsable. Il rentre enfin de la salle de réunion, furibond.  

    - Vous en avez capturé une nouvelle ! Hurla t-il en tapant du poings sur la table à faire trembler le monde autour de lui. 

    - Du calme vo… 

    - On avait passé un accord, Lamied ! On accepte plus de demande par rapport à la découverte. Car je refuse d'étudier cette femme ! Elle et n'importe quel individu de son genre ! Je refuse d'aider l'état dans cette découverte ! Peu importe ce qu'on lui dira, l'être humain voudra contrôler ce peuple et je refuse d'être contraint de leur donner des clés de réussite ! 

    Il prit le tas de feuilles devant lui et les froissa en une boule bien compacte avant de le jeter à la figure du gérant principal. Lamied se lève à son tour, exaspéré par l'état rebelle de son meilleur chercheur. 

    - Nous avons besoin d'argent ! Nous en manquons. Te rends-tu comptes de la somme promise par l'état ? Avec ça, tu pourras partir en retraite et même payer toutes les écoles de ta fille. 

    - Ce n'est pas une excuse ! C'est d'une prochaine guerre dont je veux te parler ! Il est hors de question que… 

    - La ferme Tiersen ! 

    Lamied se rassit en se passant sa tête dans ses mains. 

    - Ecoute. Si tu ne veux pas le faire, t'en pis. J'ai plein d'autre médecin aussi doué que toi sous mon écoute. Et je suis sûr qu'ils ne rechigneront pas face à l'augmentation de leur rentrée d'argent. En tout cas, tu n'empêcheras rien. 

    Le vieil homme prend le temps de la réflexion. Il doit empêcher la guerre, qui conduira au massacre ou a la domination de ce peuple. Car tel est l'esprit humain : Soit la nouveauté est plus faible que lui, dans lequel cas il préfèrera la dominer pour en tirer profit. Soit la nouveauté s'avère effrayante, puissante ou encore trop différente, et le massacre de ce nouveau peuple serait la solution la plus probable.  Une idée surgit sans sa tête. Il ressort alors son meilleurs jeu d'acteur et relève ses petites lunettes sur son nez, l'air résigné. 

    - Aller.. c'est d'accord. Je livrerais tous ce que j'observerais et comprendrait de l'individu que l'on a capturé. 

    - Ah ! merci mon vieil ami. Elle est dans la plus belle cage jamais aménagée reproduisant son habitat naturel que nous avons put entrevoir. 

    Tiersen ne répond pas et ressort sans d'autres cérémonies. Il a horreur de voir un être vivant enfermé, mais auparavant c'était  encore supportable car il était convaincu de faire avancer la science. Maintenant, il se sent frôler la stupidité. Il ne supporte plus les méthodes, le protocole obligatoire. Mais pour le moment, il doit nouer un lien avec cette nouvelle arrivante. Car sans coopération, il n'arrivera à rien. 

    Tiersen descend les escaliers de ferraille à petits pas rapide. Il traverse l'entrepôt, remonte d'autre escaliers tout aussi bruyant, longe la mezzanine, s'enfonce dans un couloir -dont seules les lampes disposées comme des torches illumine l'allée- avant de prendre l'ascenseur qui le monte à l'extérieur. De là, il traverse le parc principal. Un bel endroit, lumineux, arboré, fleuris aux allées de cailloux, pour se rendre dans un autre bâtiment.  Tout aussi grand mais à la façade claire et ancienne. Les appartements des travailleurs à temps plein. Il y vit depuis la fin de ses études, à trente trois ans, et c'est ici qu'il a rencontré l'éclaireuse/ combattante/ captureuse, agent Raïda. Bel amour, beau mariage et deux enfants. Un garçon, maintenant âgé de 26 ans, nommé Terran. C'est un bel homme, un blondinet aux yeux couleur océan, grand et élancé. Taillé dans la pierre. Le jeune homme a suivit le chemin de sa mère en devenant un très bon combattant de cette étrange organisation. Et une fille, Aèli, une blondinette cendrée aux yeux émeraude. Elle a vite suivit la voix de son père en lui promettant qu'à dix-huit ans, elle partirait pour les meilleures écoles. Dix-huit ans a sonné depuis peu et son départ pour la capitale était la veille. 

    Tiersen frappe à la porte de son fils, qui fait son apparition une petite minute plus tard. Les deux hommes s'installent au bar, par leur plus grande habitude, et Terran se rend très vite compte de l'état de son père. Ses traits apparents lui laissent très peu de place pour le mensonge. C'est pourquoi il s'agit là d'une personne extrêmement franche. 

    - Que t'arrives t-il ? Tu étais de meilleur poil ce matin. 

    - J'ai pris en charge la nouvelle capturée. 

    Le visage de son fils s'illumine. 

    - C'est une excellente nouvelle, je vais pouvoir te seconder dans tes recherches sans procédures alors ? 

    - Oui bien sûr. 

    - Ca n'a pas l'air de t'enchanter… 

    - Ce qui me dérange, c'est qu'on s'en prenne à ces êtres humains comme à des vulgaires bestioles. 

    - Oh non ne dramatise pas ! Ils ont un aspect à peu près humain, je te l'accorde. Mais jusque là, ils n'ont jamais montré l'esprit. 

    - Tu trouves qu'on s'est comporté d'une manière très humaine avec eux ? S'emporte à nouveau Tiersen. 

    - On est en effet un peu brut, reconnait Terran en restant calme, mais justement, prouve à ce débile de Lamied qu'on a aucun droit de les traiter de cette manière. Ma voix seule ne servira pas, je ne suis qu'un éclaireur, mais tu es bien assez respecté pour être écouté. 

    - Détrompe toi… L'état à fourré son nez dans cette affaire, forcément tu vas me dire. Sauf que cette fois, il double la somme pour être les premiers au courent de mes observations.

    - Aïe, ça sent mauvais pour les années à venir.

    Les deux hommes marquent un temps de silence.

    - Tu vas accepter ça ? Poursuivit le jeune homme.

    Ce n'est pas dans les habitudes de son père de divulguer des informations précieuses s'il estime mauvais de le faire. Quand bien même l'argent toque au porte. Il est bien trop droit dans ses baskets.

    - Non bien sûr. Mais je risque mon job...

    Nouveau moment de silence. Terran hausse les épaules. 

    - Bon hé bien, fait ce qu'on te dis pour une fois. 

    - Comme si c'était dans mes habitudes. Allez vient gros débile. Je n'ai pas le droit de l'approcher sans être protéger pour le moment. 

    Les deux hommes se lèvent simultanément et prennent la sortie. Ils traversent sans mot dire le joli parc pour rejoindre le bâtiment dédié au travail. Les bureaux se trouvent sur la partie hors de terre. Mais il ne s'agit pas de la partie la plus intéressante pour les employés de terrain. Ils prennent un couloir sur la gauche et descendent sous terre à l'aide des ascenseurs. De là, Terran et Tiersen traversent l'entrepôt où s'équipe le jeune homme, se protège et s'arme d'un fusil, un pistolet, et une matraque. On n'est jamais trop prudent. Qui plus est que son rôle était de protéger son propre père. La pression en est toujours doublée. 

    Après quelques zigzagues dans l'énorme bunker, la cage de la présumée capturée fait face à eux. 

    - Ah oui en effet, ils ont mit le paquet là. Se moque Tiersen en se remémorant les paroles de son supérieur "la plus belle cage jamais aménagée, reproduisant son habitat naturel". Trois pots de fleurs, de la paille, un tronc d'arbre mort alongé et des feuilles étalées au sol. Ridicule. 

    - Tu ne comptes pas rentrer tout de suite. 

    - Non. Je vais déjà l'évaluer de loin. 

    Il alla chercher sa chaise et s'assit dessus, à un bon mètre de la cage. A première vue, personne. L'intérieur est sombre malgré les quelques sources lumineuses. C'est après une recherche visuelle qu'il repère une forme noire assise au pied d'un des pots de fleurs, côté mur. 


  • Commentaires

    1
    Lundi 6 Janvier à 00:04

    Très bon prologue, l'histoire me paraît vraiment intéressante. Je me demande ce qu'aura à raconter cette femme dans la cage. Puis il est brillant d'utiliser comme personnage principal un chercheur en psychologie, qui rejette un peu la science, prit d'une humanité ne concordant pas avec son métier de recherche.

    Sinon, les phrases sont claires, mais elles détiennent de petites coquilles (surtout orthographiques et au niveau du style d'écriture.) Je pense sincèrement que tu détiens un talent pour l'écriture, il ne reste qu'à le développer encore plus.

    Sur ce, je vais tout de suite lire le premier chapitre. Hâte de savoir le déroulement des événements !

    2
    Mardi 7 Janvier à 12:55

    Bonjour ! 

    Je te remercie sincèrement autant pour le compliment que tu me fais que pour ta remarque. 

    Ton commentaire donne d'autant plus envie de faire attention pour la suite et de redoubler de vigilance. 

    Je vais me relire pour rendre la lecture plus agréable aux prochains lecteurs. Merci encore ! 

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